Noyen sur Sarthe

Histoire

Il était une fois … NOYEN Sur SARTHE

Lieu noyé ou inondable, telle est l’étymologie de Noyen (à rapprocher avec tous les noms de bourgs près de fleuves ou de rivières : Noyan, Noyon, Nogent…) ou lieu nouvellement peuplé (d’après le dictionnaire statistique de la Sarthe), bien que l’outillage retrouvé dans les alluvions de la Sarthe témoigne de la présence d’humains anténéandertaliens pendant le Paléolithique inférieur (500 000 ans).

 

Il existait sur la rive gauche un tertre érigé par nos ancêtres les Celtes (Cénomans), lieu de culte (ou de défense, peut-être, plus tard fut-il un merc féodal ? …), tumulus rasé vers 1850 lors de la canalisation de la Sarthe.

Pour la période historique (écriture), les vestiges d’une villa gallo-romaine construite en 69 au Champ des Caves montrent que Noyen était déjà peuplé ; l’incendie de cette villa au IVème siècle marque le temps des grandes invasions et également l’évangélisation du Maine.

Quelques sarcophages mérovingiens du VI et VIIème siècles ont été trouvés dans le vieux quartier.

Par une charte, en 802, Charlemagne crée 14 bourgs publics parmi lesquels NOVIORNO qui devient NOYAN puis NOYEN.

Au XIème siècle, Noyen voit la construction d’églises et de chapelles (Notre Dame de l’Ormeau, St Pierre vendues à la Révolution, et St Germain) partagé en deux paroisses : St Pierre et St Germain.

En 1370, les archers de Du Guesclin auraient monté une embuscade près du pont sur pilotis qui se trouvait au bas de l’actuelle rue Carnot.

En 1637, est fondé le couvent des Cordelières de Ste Élisabeth par le marquis de Kerveno, à l’emplacement de l’école publique élémentaire.

En 1774, le bac qui transportait près de 80 personnes entre la Madeleine et le bourg alla frapper l’île (île Orhan) et fit naufrage. Beaucoup de personnes se noyèrent.

Arrive le temps de la Révolution, en janvier 1791, Vincent Duportal, curé de St Germain, prête serment à la constitution, sauve ainsi l’église. Les autres prêtres refusent : Notre Dame devient prison, halle, chambre de commerce et corps de garde puis mairie. St Pierre est vendue comme biens nationaux : la paroisse St Pierre disparaît.

En 1833, l’école primaire publique est organisée (loi Guizot).

En 1855, on canalise la Sarthe, suivie en 1856 de la ligne de chemin de fer Le Mans-Angers.

En 1860, on construit un pont suspendu, puis en 1870 on décide de reconstruire en pierres le pont suspendu de Noyen et celui en bois de Malicorne.

En 1863, on établit à la gare un bureau télégraphique.

Peu à peu, au cours du XXème siècle, l’électrification, le téléphone, l’eau courante, l’assainissement se mettent en place…

Peu de faits historiques marquants, Noyen-sur-Sarthe était, et reste une petite ville paisible.

Reus Georges

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